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CHATILLON Norbert : PLACES DU CORPS ET REPRESENTATIONS DE LA SEXUALITE DANS LES REVES DE CARL GUSTAV JUNG

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10,00 € l'unité
Fabricant: Chatillon Norbert

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Dans la dernière séance de son séminaire sur la sexualité, Norbert Chatillon défend l'idée que Jung a été un « passeur » entre Freud et Lacan. Lacan, qui le cite à peine, s'en est nourri, notamment dans sa thèse de 1932 et dans « Les complexes familiaux » (1938), où l'on trouve la conception jungienne du complexe, de l'archétype et d'une libido énergétique. Lacan s'en est aussi démarqué en évitant les écueils qu'il y voyait. La ligne de partage passe par l'inconditionné, sur lequel se fonde Jung (l'archétype), et le conditionné que cherchent Freud et Lacan. Elle passe aussi par l'écueil du « tout » : la jouissance féminine est « supplémentaire » et non « complémentaire », « il n'y a pas de toutes les femmes », et cela met en question les formules jungiennes d'unité des contraires et de totalité du soi. À partir de Télévision, Encore et …ou pire, le conférencier aborde le mythe comme forme épique de la structure, l'impasse sexuelle, la jouissance limitée et la castration située du côté du sujet. Il propose de voir dans l'animus un équivalent psychologique du phallus et dans l'anima un refus de la castration. Avec Jean Clavreul, il relève la critique d'un Jung qui « avait toujours la réponse » et rendait l'Œdipe trop supportable. Il conclut que l'œuvre de Lacan dépasse à la fois Freud et Jung dans la différenciation sexuelle.

Mots-clés (indexation courte) : Jung, Lacan, sexualité, conditionné et inconditionné, totalité, castration, animus et phallus, complexe.

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