Accéder au contenu principal

HUMBERT Elie G. : SACRIFICE ET CASTRATION

052
10,00 € l'unité
Fabricant: Humbert Elie G.

L'ajout au panier apparaîtra après la sélection des valeurs ci-dessus

Élie Humbert rapproche deux notions de registres différents. Le sacrifice, chez Jung, est un processus inconscient collectif ; la castration, chez Freud et Lacan, part d'une histoire individuelle pour devenir une loi symbolique. Il écarte d'abord la morale chrétienne du sacrifice et montre par deux cas que la prise de conscience ou le travail corporel peuvent « éviter le coup de hache ». Chez Jung, le sacrifice est une métamorphose et une opération énergétique, liée au numineux. Il fait passer du concret au symbolique et inversement, comme le sacrifice du cheval-monde dans les Upanishads, et il se heurte à une « angoisse du plein », l'angoisse d'exister, que nous esquivons en jouant l'auto-castration. Il implique à la fois de se séparer de la mère imaginaire et d'y revenir pour ne pas perdre la source. C'est le pari héroïque de Jung, auquel a manqué la médiation de la castration freudienne et de l'autre réel. La pensée de Jung évolue du rapport à la mère, par Réponse à Job, jusqu'au « sacrifice de soi », différenciation mutuelle du moi et du soi, que Humbert distingue de la castration symbolique lacanienne. Il conclut sur l'absence, dans ces théories, de l'autre singulier, et voit dans le choix inspiré par le sentiment un ressort de libération. Dans la discussion, il avance que nos sociétés sans rituels sacrificiels perdent leur ordre symbolique et reportent tout sur l'individu.

Le panier est vide